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Plein FormatSupports de communication visuelle

Fascicule 04 · PLV

La PLV, du présentoir de comptoir à la tête de gondole

La publicité sur lieu de vente par emplacement, avec les matières employées et ce qu’elles deviennent.

Plaques de carton alvéolaire brut empilées sur une palette, chants visibles, dans la lumière d’un atelier de façonnage

La PLV, ou publicité sur lieu de vente, désigne les supports installés dans un magasin pour mettre un produit en avant à l’endroit précis où il se choisit. Présentoirs, box, totems et habillages de rayon en font partie.

Elle se classe par emplacement, parce que l’emplacement décide de la taille, de la stabilité et de la durée. Cette page prend les quatre emplacements courants, décrit les matières employées et pose la question de la fin d’opération, qui se règle à la conception et non au démontage.

Qu’est-ce que la PLV ?

La PLV est un support publicitaire posé dans l’espace de vente, au contact du produit. Elle se distingue de la signalétique, qui informe et oriente, et de l’agencement, qui organise l’espace : sa fonction est de faire remarquer une référence dans un environnement saturé.

Trois traits la caractérisent. Elle est datée, puisqu’elle accompagne une opération. Elle est fabriquée en série, souvent en plusieurs centaines d’exemplaires expédiés à des magasins différents. Elle est montée sur place par une personne qui n’a ni outil ni notice, ce qui commande toute sa conception.

Ces trois traits expliquent le choix massif du carton : il se découpe, se plie, s’empile à plat pour le transport et se monte sans colle. Le répertoire des supports range le présentoir dans la famille PLV et lui applique les mêmes colonnes qu’aux autres supports.

Présentoir de comptoir en carton monté sur une table d’atelier, rabats pliés et encoches emboîtées
Les rabats sont pliés et les encoches emboîtées, sans colle.

Quels types de PLV existent selon l’emplacement ?

La PLV de comptoir est posée près de la caisse. Petite, stable et légère, elle sert les achats d’impulsion et doit tenir sur une surface encombrée.

La PLV de sol est un meuble autonome placé dans une allée. Elle porte son propre stock, ce qui pose la question de la charge et du lestage, et elle ne doit pas réduire la circulation.

La tête de gondole occupe l’extrémité d’un rayon, l’emplacement le plus visible du magasin. Elle est le plus souvent un habillage posé sur un meuble existant plutôt qu’un meuble entier.

Le box, ou présentoir prêt à vendre, arrive rempli et se transforme en présentoir par simple retrait d’une partie de son emballage. Il supprime la manipulation en magasin, ce qui explique sa place croissante dans les opérations à fort volume.

Quelles matières emploie-t-on aujourd’hui ?

Le carton compact et le carton alvéolaire dominent, pour trois raisons cumulées : ils se façonnent par découpe et rainage, ils se transportent à plat et ils s’impriment directement. Le carton alvéolaire apporte une rigidité que son épaisseur laisse voir en coupe, sans le poids d’un panneau plein.

Le bois, le métal et les plastiques rigides apparaissent sur les meubles destinés à rester plusieurs saisons, où la résistance prime sur le coût de fabrication. Ils changent aussi le mode de montage, qui demande alors un outil.

Le fichier d’impression suit les mêmes règles que tout support grand format, avec un fond perdu et un tracé de découpe posés sur le gabarit : le fascicule sur la charte graphique et ses gabarits décrit cette préparation.

Chutes de carton alvéolaire empilées dans un bac de tri d’atelier, bords irréguliers et poussière de découpe
Les chutes de découpe partent au bac de tri de l’atelier.

Que devient une PLV en fin d’opération ?

Une PLV finit démontée en magasin, à la fin de l’opération, par une personne pressée. C’est cette réalité qui décide de sa fin de vie, bien plus que la matière annoncée sur le devis.

Trois éléments décident du tri réel : le nombre de matières différentes, la façon dont elles sont assemblées et la présence ou non de vernis et de films. Un meuble en une seule matière, assemblé par encoches et sans pelliculage, se sépare sans outil ; un meuble mixte, collé et pelliculé, part en mélange.

Plein Format ne nomme aucune filière de tri et ne publie aucun taux de recyclage : ces informations n’ont pas été relevées dans une documentation publique datée, et la colonne fin de vie du répertoire des supports porte donc la mention non documenté. Ce que l’on peut écrire dès maintenant, c’est la question à poser avant la fabrication : combien de matières, comment assemblées, et qui démonte. En magasin, ce meuble cohabite avec le reste du dispositif de vente.

Dans ce fascicule

  1. Établi d’atelier avec un mètre ruban déroulé, une équerre et quatre chutes de matières différentes alignées côte à côte

    Ressource

    Le répertoire des supports

    Onze supports comparés sur les mêmes onze colonnes.

  2. Table de montage couverte d’épreuves imprimées, une main pose une règle métallique le long d’un bord de coupe

    Fascicule 05

    De la charte au fichier prêt pour l’impression

    Fond perdu, laize, gabarit : ce qui sépare un logo d’un fichier qui part en impression sans surprise.

  3. Écran d’atelier posé à côté d’un tirage papier du même visuel, sur un plan de travail en bois, lumière latérale

    Fascicule 06

    Quand le dispositif se prolonge à l’écran

    Site vitrine, vidéo produit, 3D, passerelle par code imprimé : ce que l’écran prolonge, et ce qu’il ne remplace pas.

Deux fascicules voisins prolongent celui-ci : Création graphique et Écran. Le répertoire des supports les compare tous sur les mêmes onze colonnes, et le fil classe les publications par date.